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 Kader Mokkadem, enseignant-chercheur de philosophie et d’esthétique au sein de l’Ecole Supérieure d’Art et de Design de Saint-Etienne, a pu présenter le travail réalisé avec ces étudiants en esthétique, expérimentation des différentes manières de parcourir le territoire et produire des images, autant de façon différentes de voir ces espaces urbains. Un travail est ainsi mené sur la manufacture Plaine-Achille depuis plusieurs années, espace fortement industrialisé pour être reconverti depuis les années 2000 en quartier créatif, avec l’implantation de la Cité du Design dans l’ancienne manufacture d’armes. Une première stratégie est de chercher à changer l’image du territoire, non pas pour en proposer une autre, mais plusieurs autres, avec cette volonté de retravailler l’imaginaire du territoire, créer du désir, de la narration, et pas seulement dans une perspective documentaire. Vers quelle imaginaire peut-on tendre ? Il fallait en préalable aller sur ce territoire pour rendre compte des mutations en cours, après une consultation sommaire de la documentation. Chaque individu, une fois sur le terrain, est porteur de sa propre idée plastique et d’une forme de restitution particulière de cette expérience physique. Marcher, courir, naviguer sur Google map, photographier, dessiner, produire des cartes interactives de parcours sonores, restitution immédiate dans des « mini brut » ou un format plus imposant, la production a témoigné de la cohabitation de plusieurs manières de parcourir le territoire. Kader Mokkadem, enseignant-chercheur de philosophie et d’esthétique au sein de l’Ecole Supérieure d’Art et de Design de Saint-Etienne, a pu présenter le travail réalisé avec ces étudiants en esthétique, expérimentation des différentes manières de parcourir le territoire et produire des images, autant de façon différentes de voir ces espaces urbains. Un travail est ainsi mené sur la manufacture Plaine-Achille depuis plusieurs années, espace fortement industrialisé pour être reconverti depuis les années 2000 en quartier créatif, avec l’implantation de la Cité du Design dans l’ancienne manufacture d’armes. Une première stratégie est de chercher à changer l’image du territoire, non pas pour en proposer une autre, mais plusieurs autres, avec cette volonté de retravailler l’imaginaire du territoire, créer du désir, de la narration, et pas seulement dans une perspective documentaire. Vers quelle imaginaire peut-on tendre ? Il fallait en préalable aller sur ce territoire pour rendre compte des mutations en cours, après une consultation sommaire de la documentation. Chaque individu, une fois sur le terrain, est porteur de sa propre idée plastique et d’une forme de restitution particulière de cette expérience physique. Marcher, courir, naviguer sur Google map, photographier, dessiner, produire des cartes interactives de parcours sonores, restitution immédiate dans des « mini brut » ou un format plus imposant, la production a témoigné de la cohabitation de plusieurs manières de parcourir le territoire.
  
 +**Numérisation et valorisation du fonds photographique Paul Martial, Musée d'Art moderne et contemporain de Saint-Etienne Métropole – P. Colantoni (CIEREC)**
  
 +Philippe Colantoni, maître de conférences à l'UJM en génie informatique, a pu présenter différents outils informatiques d’exploitation du fonds de photographies industrielles Paul-Martial qui a été numérisé. Ces outils permettent de naviguer, de visualiser, d’annoter et de classifier très rapidement des images très spécifiques. Une plateforme à l’usage des chercheurs est ainsi en cours de développement. Elle propose la navigation dans un corpus d’archives de 3500 photographies industrielles numérisées en haute définition, à des fins de valorisation de fonds artistiques numérisés (VIVA ARTS). Premier aspect du projet, le scanner est exploité comme un appareil de mesure, de la coloration d’une image, permet le capatage du grain de la photographie. Le protocole de numérisation permet d’envisager une numérisation ultérieure du même corpus, afin de pouvoir mesurer l’état de conservation des documents. La résolution permet également de saisir des détails infimes, imperceptibles à l’œil nu (visages, textes publicitaires, numéros des machines-outils), permettant d’envisager de nouvelles perspectives de recherche sur ces fonds documentaires. La mise en place d’une infrastructure de méta data doit permettre d’envisager un traitement automatisé de ces fichiers numériques, afin de saisir des détails invisibles sur la photo d’origine. Le développement de ce type de plateforme pose des problèmes spécifiques aux outils numériques de valorisation d’archives, en particulier en matière de droit d’accès et de stockage des données.
  
 +== Réflexions ouvertes dans la discussion ==
  
 +  * Ces expériences semblent tendre vers une démarche de critique de la perception, par une capture systématique des éléments non immédiatement perçus. Il semble être intéressant d’approfondir la généalogie de ce « tropisme géographique » dans la photographie, afin de mieux comprendre l’origine ce goût plastique pour les espaces hybrides et la façon dont s’y affirme une forme de sensibilité aux changements.
 +  * Dans les photographies de paysage, domine une certaine forme d’abstraction de la réalité spatiale par la composition esthétique. Le travail photographique garde au cœur de son propos une réflexion sur l’image, plus que sur l’urbain : démarche intuitive, elle met en évidence la subjectivité du photographe et le contexte culturel qui façonne cette subjectivité à l’œuvre.
 +  * Les pratiques d’organisation des séries photographiques pour produire une nouvelle narration renvoient au problème de l’indexation des images, des documents d’archives pour organiser un autre sens. Il reste intéressant de constater que la localisation et la datation des paysages, démarche consubstantielle de l’approche de l’histoire urbaine en sciences humaines, reste fortement présente également dans le champ de la photographie des paysages.
 +  * Le rôle de l’image dans les études urbaines est assez minoré. Certains intervenants rappellent le rôle majeur de l’anthropologie visuelle dans la connaissance des usages urbains et des études liées aux séries photographiques (le photographe Camillo Jose Vergara, l’anthropologue Sylvaine Conord), aspect peu abordé dans les interventions. La photographie reste souvent un oublié dans la collecte documentaire. Or la production de photographie autochtone permet de saisir le changement contemporain. A Terrenoire, un travail a été fait en ce sens en 2009 par Hannelore Girardot, ethno-sociologue. Des couvertures photographiques ont été réalisées dans les années 1970. Les sites conservent d’importants fonds de cartes postales anciennes dont la possible exploitation demeure une question de recherche qui rejoint les démarches réalisées après 1976 dans le cadre du programme de recherche du C.N.R.S., Observation localisée du changement social et culturel », associée pour les territoires étudiés au sein d’ALARIC à une enquête photographique sur Givors menée par Yves Lequin, interrogeant l’image comme « signe du changement social ».
 +  * Une meilleure connaissance des missions photographiques de la DATAR, leur contexte et leurs objectifs, peut apporter des éléments pour comprendre la place que peut prendre l’iconographie dans la compréhension des territoires, d’autant plus que de telles démarches associant plasticiens et praticiens apparaissent concomitantes de démarches dans plusieurs pays européens.
  
 +//Compte-rendu réalisé par C. Périnaud - mis en ligne le 28.10.2014 //
  
  
  
  
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